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RP2E INRA Université de Lorraine

Alimentation et Vieillissement

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Frances YEN POTIN

Animateur

+33 (0) 3 72 74 41 50

frances.yen-potin@univ-lorraine.fr

Le projet « Qualité de l’alimentation et vieillissement » (QUALIVIE) se focalise sur les mécanismes qui affectent la biodisponibilité des lipides alimentaires et qui contribuent aux dysfonctionnements métaboliques et cellulaires associés au vieillissement cérébral. Il vise principalement à identifier des cibles modulables par des approches préventives ou correctives, notamment par voie nutritionnelle, dans l’objectif de bien vieillir.

Shéma d'organisation de la thématique QUALIVIE

Le vieillissement est l’ensemble des processus délétères combinant les effets de l’âge, de la génétique et de l’exposition, chronique ou aigüe, à différents facteurs de risque environnementaux, notamment alimentaires. Nos travaux se reposent sur l’implication des dyslipidémies dans le vieillissement pathologique, contribuant notamment aux maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Les facteurs environnementaux, en particulier ceux en lien avec la qualité et la sécurité de l’alimentation, sont des déterminants de santé majeurs qu’il importe de maîtriser et d’anticiper pour limiter leur influence sur le développement des déficits associés au vieillissement pathologique.

Nos travaux sur la régulation de l’homéostasie lipidique, les phénomènes de remodelage des membranes neuronales et leurs conséquences fonctionnelles visent à identifier des voies clés permettant de maintenir ou restaurer un statut lipidique optimal afin de mieux prévenir les déficits liés au vieillissement.

En nous appuyant sur un large choix de modèles (in silico, cellulaires et animaux) développés et validés dans notre laboratoire, les objectifs de nos travaux de recherche sont d’identifier les déterminants alimentaires du vieillissement cérébral, d’élucider les mécanismes moléculaires et de développer des stratégies nutritionnelles préventives ou correctives.

Faits marquants

Effet neuroprotecteur des aliments

La supplémentation alimentaire en acide docosahexaénoïque (DHA), un acide gras polyinsaturé de type oméga 3, permet de potentialiser l’action de molécules neuroprotectrices dans le cerveau âgé par la préservation d’une organisation membranaire propice au fonctionnement optimal des neurones. Plus spécifiquement, le DHA favorise en conséquence la résistance des neurones contre le stress amyloïde, comme nous l’avons démontré dans des modèles cellulaires in vitro ou dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer.

Voie clé dans la régulation de l’homéostasie lipidique cérébrale

Le récepteur de lipoprotéines LSR (lipolysis stimulated lipoprotein receptor) joue un rôle dans la régulation de l’homéostasie cérébrale du cholestérol et des fonctions cérébrales en participant notamment au maintien de l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique.

En conséquence du déficit partiel en récepteur LSR, la souris hétérozygote LSR+/- développe une dyslipidémie, favorisant le vieillissement des membranes neuronales qui présentent alors une désorganisation liée à la redistribution du cholestérol et des lipides, ainsi qu’à la recomposition des microdomaines membranaires et des protéines associées. Cette souris LSR+/- présente aussi des déficits cognitifs et une sensibilité accrue au stress amyloïde qui pourraient reposer sur les dommages neuronaux constatés, suggérant un rôle central du récepteur LSR dans la susceptibilité au vieillissement cérébral et à la maladie d’Alzheimer.

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